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Elections régionales en PACA: Interview de Jean-Marc Coppola

 

Alors que les discussions se poursuivent entre Europe Ecologie, le Parti Communiste Français, Ensemble, le Parti de Gauche, Nouvelle Donne, Jean Marc COPPOLA, dans une interview au Journal La Marseillaise fait part de la proposition communiste pour une campagne collective et coopérative et un rassemblement respectant toutes les sensibilités de gauche et écologistes. Voici donc une contribution qui devrait permettre d'aller de l'avant pour une véritable ambition solidaire, citoyenne et écologiste dans notre région.

Fabienne HALOUI, porte-parole du PCF en Vaucluse

 

Régionales - Jean-Marc Coppola : « Nous proposons une tête de liste partagée »

Jean-Marc Coppola a été désigné porte-parole des communistes de la Région Provence Alpes Côte d’Azur le 12 mai dernier, et dans le même temps, un Pacte pour une « Région citoyenne, solidaire et écologiste » est mis sur la place publique. Interview.

 

 La Marseillaise: en plein été, vous continuez de préparer les élections régionales qui se tiendront les 6 et 13 décembre prochains ?

Jean-Marc Coppola: Vous savez les élections sont un moment de la vie politique. Nous agissons toute l’année contre les discriminations, les inégalités, les injustices, et pour une société plus humaine. Même en plein mois de juillet, nous résistons en étant au côté des travailleurs en lutte comme à Nexcis, Total La Mède, St Louis Sucre, la SNCM et dans les services publics qui craquent par manque de moyens. C’est une lutte contre l’austérité et pour être utiles à la vie des gens.

 L’austérité justement, ne craignez-vous pas que la situation en Grèce ferme la porte à une perspective de changement ?

Au contraire, ce qu’a fait la Grèce en matière de souveraineté populaire a ouvert la voie. Le coup de force des tenants du libéralisme européen montre l’urgence de construire des alternatives face à un système financier qui monopolise le pouvoir et impose des politiques régressives. Pour cela, il faut établir un rapport de force, il faut une union des peuples, se trouver des alliés pour obtenir des victoires qui redonnent l’espoir. La meilleure solidarité est d’agir en France. La bataille continue. D’ailleurs, la victoire de la liste conduite par Roger Meï lors de l’élection municipale partielle de Gardanne, avec un recul notable du FN, ça donne confiance !

 Quel état d’esprit rencontrez-vous sur le terrain quand vous parlez des élections régionales ?

D’abord, les problèmes et les difficultés sont toujours là. Mais il y a de la disponibilité. Notre proposition d’enrichir le Pacte pour une véritable politique de gauche dans notre Région rencontre un bon écho. Et puis je continue de faire le tour de la région pour rencontrer des associations, des syndicalistes, des citoyens, en leur proposant de prendre la plume et de contribuer à un projet commun, à un destin commun et humain pour la région.

 Vous parliez de rapport de force, d’union, de commun, où en êtes-vous du rassemblement que vous appelez de vos vœux ?

Ce n’est pas un vœu, c’est un appel à construire concrètement les conditions d’un large rassemblement. Un appel à l’intervention citoyenne active. Un appel à s’unir autour d’un projet clair pour notre région, et non autour d’une personnalité ou d’un parti politique. Un appel à toutes les forces de gauche, à tous les acteurs et actrices du mouvement social, associatif, culturel, sportif, à tous les citoyens et citoyennes qui veulent battre la droite et l’extrême droite, résister aux politiques d’austérité, avec l’ambition de porter à la Région une politique de gauche offensive.

 Mais si la démarche est louable, n’est-ce pas un peu utopique dans le contexte de crise et de défiance vis-à-vis de la politique ?

Je ne vais pas vous dire que la mise en œuvre est simple. Mais il y a toujours eu des forces disponibles dans cette région, qui mises en mouvement ont permis à la gauche de gagner à trois reprises en 1998, 2004 et 2010. Aujourd’hui certaines de ces forces, de ces citoyens sont sur le bord du chemin car en colère de voir la politique gouvernementale aussi régressive. Et les conséquences sont graves en matière de démocratie, au plan social, au niveau économique et même écologique. Et ce que je trouve grave et dramatique, c’est la crise de sens, le désarroi, et le sentiment d’impuissance que l’austérité entraîne. Face à cela il nous faut créer du commun, produire de l’imaginaire, pour de nouvelles avancées sociales et démocratiques.

 Vous avez rencontré d’autres forces politiques à gauche, où en êtes-vous ?

Dès le mois de mai, nous avons lancé un appel à bâtir un rassemblement pour gagner sur un projet fort, celui d’une région utile à vivre mieux, refusant de faire de la région un rouage du libéralisme et de l’austérité. Il faut apprécier les points communs et en faire une force, évaluer les différences pour les surmonter dès lors que sur l’essentiel nous sommes d’accord. Les actes que nous produirons en commun doivent donner envie de participer à la dynamique de gagne que nous proposons. Nous voulons gagner en décembre pour répondre aux attentes des populations et empêcher la droite et le FN de détricoter ce que nous avons fait.

Nous proposons une campagne coopérative et innovante, marquée par sa dimension citoyenne, permettant l’engagement d’hommes et de femmes acteurs et actrices de la vie sociale, associative, culturelle et sportive. Dans nos contacts avec EELV, nos partenaires du front de gauche (PG et Ensemble), Nouvelle Donne, nous avons proposé que la liste rende visible la diversité qui peut faire la force du rassemblement. Nous proposons de créer les conditions d’une tête de liste partagée et de mener une campagne collective qui préfigure une gestion véritablement collégiale et démocratique en s’appuyant sur des espaces citoyens renouvelés.

 Quelles sont les échéances à venir ?

Pour pouvoir valider les choix, il faudrait donc travailler et aboutir à une proposition complète pacte-liste-campagne dans la première quinzaine de septembre. Nous nous sommes refusés à entrer dans un dialogue commun avec une démarche de leadership autoproclamé afin de respecter l’ensemble des partenaires potentiels. Nous entendons cependant y prendre toute notre place pour réussir. Nous pensons qu’un rassemblement à gauche sur ces bases est possible et nécessaire.

 Propos recueillis par Françoise Verna

http://www.lamarseillaise.fr

 
 

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