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L'Humanité en danger: " Où va-t-on trouver le discours de notre classe? " par Olivier Leberquier (CGT FRALIB)

Lors du lancement de la souscription pour l’Humanité, son directeur, 
Patrick Le Hyaric, a décrit les difficultés du quotidien : « Une hausse 
de 1 million d’euros des coûts 
de production, des recettes 
publicitaires en baisse de 500 000 euros, une baisse des recettes de diffusion 
et une diminution drastique des aides publiques aux quotidiens à faibles ressources publicitaires, décidée sous 
la précédente législature, auxquelles viennent s’ajouter une nouvelle baisse d’au moins 200000 euros annoncée 
la semaine dernière et un déficit 
de la Fête de l’Humanité malgré 
son vrai succès populaire. »

Rouge Cerise relaie la campagne de soutien à L'Humanité en publiant aujourd'hui la contribution d'Olivier Leberquier,  délégué CGT des FRALIB,  et appelle ses lecteurs à participer à la souscription.

 

 

 

Capture d’écran 2014-12-06 à 07.21.04

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"Où va-t-on pouvoir trouver le discours de notre classe?"

 

 

Après plus de trois années de lutte, nous avons remporté le combat face à la multinationale Unilever, qui voulait rayer de la carte notre usine de conditionnement de thés et d’infusions. Aujourd’hui, nous avons gagné le droit de créer notre entreprise, Scop T.I., qui va se développer sous la forme d’une coopérative ouvrière. Dès le départ, l’Humanité a relayé notre combat et nous a permis de le porter au niveau national.

 

Notre organisation syndicale CGT Fralib est abonnée depuis très longtemps au journal l’Humanité. La lecture de la presse – et particulièrement celle del’Humanité – fait partie de notre culture syndicale. Elle est indispensable d’autant plus aujourd’hui que le pluralisme de la presse et de la ­communication en général est mis à mal. Où va-t-on pouvoir trouver le discours de notre classe ? Notre adversaire de classe ne s’y trompe pas. Tous les grands médias de notre pays – que ce soit la presse écrite, la télévisée ou la radiodiffusée – sont détenus par les capitalistes. À longueur de journée, on peut y lire, voir et entendre la propagande ultralibérale du patronat et de ses serviteurs. Dans le dossier que nous avons monté pour ­reprendre notre usine, l’Humanité comme la Marseillaise ont été un apport primordial. 

 

L’Humanité a été un vecteur ­d’informations important au niveau national sur le détail de notre dossier contre la multinationale Unilever, et elle nous a permis aussi d’informer la population française de notre lutte. Le fait que l’Humanité ait été très présente à nos côtés pendant ces trois années de lutte a poussé d’autres médias nationaux à nous suivre. Grâce à la présence de ce titre, nous avons déjoué un boycott total de la presse, comme on peut malheureusement le constater dans nombre de luttes.

 

À ce propos, je me souviens que, lors de nos négociations tendues avec le PDG d’Unilever France, au plus dur de la lutte, il nous avait confié qu’à cause de nous il était devenu un lecteur assidu de l’Humanité et de la Marseillaise !

 

Au-delà du traitement de l’actualité concernant notre lutte, des articles d’analyses ont été faits et ont permis de faire comprendre au grand public que notre lutte était juste et légitime. Stratégiquement, nous avons pu par la presse passer des messages tantôt à la population, tantôt à notre direction avec qui les relations ont été rompues plus d’un an et demi. Nous avons pu bénéficier d’une relation de confiance avec l’Humanité comme avec la Marseillaise. On savait que nos propos n’allaient pas être déformés, comme cela a pu se passer avec d’autres médias.  Nous nous devons de soutenir l’Humanité, comme la Marseillaise, pour maintenir ce qui reste du ­pluralisme de la presse en France et – pourquoi pas ? – faire en sorte de le faire grandir ! Tout au long de nos trois années de lutte, nous avons été contactés par des journalistes étrangers qui nous demandaient, surpris, pourquoi on se battait, pourquoi notre syndicat refusait la fermeture et n’accompagnait pas plutôt le plan social proposé par la direction. Nous nous sommes aperçus qu’ils n’avaient pas l’habitude d’entendre des voix ­dissonantes par rapport au discours patronal. 

 

Alors qu’ici, des exemples comme les Fralib à Gémenos devenus Scop T.I. ou les Pilpa à Carcassonne ­devenus la Fabrique du Sud avec leur glace la Belle Aude, démontrent qu’en se battant on peut obtenir des victoires sur notre adversaire de classe. Dans beaucoup d’autres pays, tous les médias sont tenus par les ultralibéraux. Heureusement pour nous, ici, nous avons pu compter sur des médias alternatifs, comme l’Humanité, qui ont relayé la voix des travailleurs en lutte. Il n’y a que les luttes qu’on ne mène pas qu’on est sûr de perdre ! Nous avons gagné la nôtre, il faut le faire savoir ! 

 

Olivier Leberquier

Délégué CGT des FRALIB

 

 

 
 

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