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Congrès départemental – 36ème congrès du PCF 1er et 2 février 2013 Introduction de Fabienne HALOUI

 

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Secrétaire fédérale: 

Fabienne HALOUI 

Secrétaire administrative: 

Aimée NANIA VALENTI

L'AGENDA DU PROGRES



 

La conférence fédérale des communistes du Vaucluse s'est tenue vendredi premier et samedi 2 février. Suivant les moments de 40 à 50 délégué(e)s représentant les 700 adhérent(e)s du département ont débattu, parfois passionnément, du projet qui leur était soumis.

Fabienne Haloui, secrétaire départementale a introduit les débats par ces quelques mots:

Congrès départemental – 36ème congrès du PCF

1er et 2 février 2013

Introduction de Fabienne HALOUI

Depuis presque 5 mois la procédure de notre 36ème congrès a été engagée, elle prend fin ce weekend avec notre congrès départemental et du 7 au 10 février avec notre congrès national à Aubervilliers.

Un peu plus de 180 militants, 1⁄4 de nos adhérents, ont participé aux 11 congrès de sections et débattu de la base commune adoptée par les communistes le 15 décembre dernier.

Le débat a été riche, certes avec des inégalités d’une section à l’autre,dans un esprit le plus souvent chaleureux et fraternel.

Nombreux sontles camarades qui avaient opté pour des textes alternatifs ont fait leurla base commune adoptée majoritairement et ont participé activement au débat ou à l’enrichissement du texte, je m’en félicite.

Je n’ignore pas, à ce propos, que de nombreuses critiques ont surgi contre le délai anormalement long pour recevoir les documents de congrès et qui a conduit en partie au débat d’hier soir, je m’engage à porter ces remarques dans le compte rendu de notre congrès.

Avant que vienne le temps du débat sur les 3 parties de la Base Commune, quelques mots sur cet HUMANIFESTE qui, après le Manifeste des Egaux de Gracchus Babeuf de 1796, après le Manifeste du Parti Communiste en 1848, cet HUMANIFESTE est une façon de rappeler que ce congrès se veut de façon solennelle un appel aux peuples à mettre au cœur de la transformation sociale l’Humain d’abord.

Ce texte qui fut diversement ressenti avec des écarts d’appréciation parfois surprenant y compris pour des camarades approuvant les orientations du texte ; mais globalement ce texte fut apprécié pour son accessibilité et sa compréhension

Je rappelle que nos débats de congrès ont été ponctués de 4 grands initiatives, le 12 novembre avec 400 nouveaux adhérents, le 26 novembre sur l’industrie et l’écologie à Lille, le 15 décembre à Marseille sur la République et samedi dernier sur le communisme à Bordeaux.

11 Congrès tenus des 11 sections (mêmes celles qui sont en difficultés) :ces congrès ont été parfois précédés mais pas toujours d’une ou plusieurs réunions pour appréhender et se positionner sur les enjeux posés par la base commune.

Depuis 2007, nous vivons la plus grave crise financière depuis l’entre-deux guerres. Les causes de la crise se trouvent dans la domination des forces de la finance.

Les exigences de rentabilité des capitaux accumulés écrasent l’économie réelle, casse les garanties collectives, les droits sociaux, les services publics, les inégalités s’aggravent, le chômage grimpe et le pouvoir d’achat est en berne.

Ce recul de nos droits, la réduction des dépenses publiques nous entraînent dans une logique de récession, dans une spirale dans laquelle sont broyés les peuples européens, la Grèce étant l’exemple le plus frappant.

La réduction des dépenses publiques ne supprime pas les besoins à satisfaire, c’est le moyen d’ouvrir de nouvelles parts de marchés aux appétits financiers (santé, retraite), ce sont des activités relevant d’une mission de service public qui sontmarchandisées.

La BCE, le FMI, la Banque Mondiale, instruments de la domination absolue des marchés financiers conditionne leurs interventions à des régressions sociales, l’être humain étant relégué à la fonction de variable d’ajustement du taux de rentabilité du capital.

On ne cesse de nous parler de coût du travail, de compétitivité mais la question du coût du capital n’est jamais posée.

Arcelor Mittal a versé 2,3 milliards de dividendes à ses actionnaires et dans le même temps a multiplié les fermetures d’entreprises.

Les revenus nets distribués par les entreprises représentent 9 % de la valeur ajoutée des sociétés non financiarisées, niveau record depuis la 2ème guerre mondiale contre 5,6 % en 1999, les dépenses en recherche et développement qui représentaient 44 % des dividendes en 1992 n’en représentent plus que 25 %.

La crise sociale et économique se mêle à une crise écologique croissante confrontée à la finitude de la planète. Le capitalisme même habillé de vert se moque bien des questions environnementales, il recherche seulement à faire du profit sur les exigences de développement durable.

La pression des marchés financiers nous engage dans la régression démocratique avec des citoyens dessaisis de leurs pouvoirs au profit des experts, de structures non élues ; on est passé de l’état providence à l’état de marché, le mot à la mode c’est la gouvernance qui véhicule l’idée que la conduite politique pourrait se contenter de compétences.

Quant aux relations internationales, depuis le bouleversement géopolitique lié à la chute du mur de Berlin et à la mondialisation capitaliste, les tensions et les violences caractérisent le monde.

Les logiques de guerre au nom des prétendues valeurs occidentales n’ont de cesse d’exacerber les tensions, les instabilités, elles aggravent les crises que ce soit en Irak, en Afghanistan ou en Lybie.

Quant à l’intervention militaire de la France au Mali, si celle-ci était nécessaire pour faire reculer les djihadistes armés, nous avons bien conscience que la logique de guerre ne réglera pas la grave crise à laquelle est confrontée le Mali, ce qui est à l’ordre du jour c’est de permettre à ce pays de trouver son propre modèle de développement.

La conjugaison de toutes ces crises finit par plonger l’humanité dans une véritable crise de civilisation, l’humanité est en panne de sens.

Dans une humanité déboussolée, les résistances s’expriment de façon parfois contradictoire car si des luttes se développent contre les logiques du capitalisme financiarisés, d’autres optent pour la stratégie du choc des civilisations qui ne peut que faire grandir les affrontements identitaires sans issue à l’échelle planétaire.

Alors quelles luttes développer, pour quelles issues contre l’austérité sachant que lorsque ses mécanismes sont mieux compris les solutions prennent corps et permettent à nouveau d’espérer.

La belle lutte des CONTI à Vedène, leur victoire est là pour nous rappeler qu’il n’y a pas de fatalité à la fermeture des entreprises et qu’il est possible de gagner la bataille de l’emploi. La dure bataille qu’ont mené les ouvriers des papeteries de Malaucène et les victoires juridiques qu’ils ont remporté malgré tous les obstacles auxquels ils sont encore confrontés démontrent la validité de nos propositions, à savoir l’interdiction des licenciements boursiers puisqu’il a été prouvé que la fermeture de Malaucène Industries n’était pas motivée économiquement.

Ces deux exemples montrent que ce qui est à l’ordre du jour, c’est la mise en œuvre immédiate de mesures en rupture avec les logiques libérales, car c’est bien la finance qui a mis l’industrie au bord de la faillite... ce n’est pas le coût du travail, l’exemple de l’industrie automobile en Allemagne nous donne aussi raison, c’est la recherche du taux de profit à 2 chiffres qu’il faut arrêter, cette logique se fait contre les salaires, l’investissement et la recherche.

D’ici une dizaine de jours, nous allons déposer à l’Assemblée nationale une nouvelle version de notre proposition de loi interdisant les licenciements boursiers, nous voulons mener une vraie bataille pour que cette promesse de campagne du président Hollande ne soit mise au rancard.

Lorsque la majorité a basculé à gauche au sénat alors que Sarkozy était toujours aux commandes, nous avions porté une première fois la proposition de loi visant à interdire les licenciements des entreprises qui réalisaient des bénéfices, les socialistes avaient voté cette proposition de loi ; il n’y a pas de raison maintenant qu’ils sont au pouvoir qu’ils renoncent à cette disposition législative.

Depuis le 23 janvier, nous avons au meeting de Metz avec les porte- paroles nationaux du Front de Gauche lancer la campagne «Pour une alternative à l’austérité », Elle se traduit par un engagement dans la durée sur 25 grandes propositions et par du matériel de communication, tracts affiches, en affirmant que ces 25 propositions ne doivent pas être pour autant limitatives pour notre action.

Il nous appartient maintenant dans cette plate-forme de choisir les objectifs qui vont être l’objet de batailles populaires pour rassembler celles et ceux qui peuvent se retrouver sur des objectifs d’une politique alternative à l’austérité,

Nous sommes en relation avec des syndicalistes. Il est possible, avec eux, de mener une bataille sur l’accord minoritaire signé par la CFDT qui va précariser encore le contrat de travail et assouplir les licenciements, il est possible de mener une bataille autour d’une véritable loi contre les licenciements, d’ouvrir un débat donnant de nouveaux droits aux salariés pour qu’ils puissent intervenir, s’opposer aux plans de restructurations ou au dépôt de bilan, proposer des plans alternatifs qui seraient financés notamment par la Banque Publique d’Investissement.

Nous devons aussi penser aux quartiers populaires où il est de plus en plus difficile de vivre. La charge du logement notamment devient insupportable. 3,6 Millions sont pas ou mal logés, 5 millions sont fragilisés par la crise du logement, les impayés progressent. Entre 1998 et 2011 les loyers ont augmenté de 31% contre 24% pour l'indice des prix à la consommation. Nous pouvons exiger un blocage, pendant deux ans, des loyers et des baux de moins de dix ans ; réaffirmer la nécessité d’une TVA à 5% dans le logement et non pas à 10% comme c’est l’intention de ce gouvernement.

Nous pouvons enfin, autour de l’idée de l’audit citoyen de la dette et en particulier de la mise en place d’une commission parlementaire, être porteurs par notre groupe d’un travail fait avec, par exemple les comités d’audit citoyen de la dette mis en place par ATTAC.

Il appartiendra dans les sections de décider d’initiatives multiples durant ce 1er semestre pour ne pas rester spectateurs de note direction nationale et de nos députés mais créer les conditions de l’intervention du peuple.

En renouant avec le Front de Gauche qui n’apparaissait plus dans le débat depuis les initiatives contre le TSCG, on répond à une attente de camarades qui craignaient que le front de gauche ne devienne seulement un outil électoral, alors qu’il est urgent dans le moment présent denous adresser largement aux électeurs socialistes, écologistes, aux syndicalistes et aux associatifs dans le but de dépasserle périmètre du Front de Gauche actuel pour peser dans le débat d’idées, pour peser surla politique gouvernementale mais aussi pour montrer l’utilité du Parti Communiste et du Front de Gauche pour la gauche.

C’est pourquoi la proposition vous est faite d’organiser à Sorgues un débat départemental sur les questions industrielles et d’envisager à minima un meeting départemental.

Une rencontre avec nos partenaires du Front de Gauche est programmée le 12 février 2013 pour discuter de ces propositions et des conditions du développement de nos initiatives sur les territoires

Pour faire grandir le rapport de forces idéologique, c’est-à-dire travailler à des opinions majoritaires, travailler à une nouvelle hégémonie politique, nous avons besoin de faire grandir une nouvelle conscience de classe, de faire reculer les divisions, de lutter contre la fragmentation de la société alors que la question sociale a est trop souvent déplacée sur le terrain identitaire.

Le sarkozysme a accouché d’une droite libérale occidentaliste, obsédée par la question de l’identité avec l’objectif d’unifier idéologiquement l’électorat de droite et d’extrême droite en donnant l’impression que sa capacité d’influence va au-delà de ses rangs, ce qui fait dire à certains observateurs politiques, même si cette idée est loin d’être unanime, que notre société se droitise.

En effet, des études récentes laissent penser que malgré la victoire de la gauche, l’imaginaire du pays se radicalise à droite sur les questions de l’immigration, de l’autorité, la religion musulmane, sur l’acceptation du libéralisme.

Les socialistes ne parlent pas de ce phénomène non comme une réalité à combattre mais plutôt comme une fatalité leur permettant de justifier leurs reculs et leur évitant de se remettre en cause sur leur politique économique et sociale, une manière d’affirmer leur conversion ausocial libéralisme, d’ailleurs on peut s’interroger si de sociaux-démocrates ils sont devenus sociaux-libéraux ou si le terme social a disparu en devenant tout simplement démocrates (USA)

La SOFRES, à propos de valeurs droitières plus partagées, parle d’une double dynamique qui co-existe chez l’individu à la fois face à un monde qu’il considère menaçant qui conduit au besoin de repli et de sécurité mais aussi l’envie d’explorer et oser le changement sans oublier qu’en temps de crise les idées réactionnaires et la morale puritaine ont toujours eu tendance à se développer, c’est cette ambivalence qui fait que peut co-exister le sentiment d’impuissance et une profonde envie de changer.

Ces dérives droitières apparentesproviennent de campagnes visant à exploiter les paniques morales pour créer une porosité entre les électorats d’ex-droite, de droite par des opérations de brouillage des consciences dans une période où domine l’impossibilité de se projeter dans un avenir meilleur et la défiance vis-à-vis des politiques

Il n’est pas anodin que certains sujets envahissent les médias pour déplacer le centre de préoccupations des français alors que leurs priorités sont l’emploi, le pouvoir d’achat, la santé, la protection sociale, le logement. La multiplication des sondages sur le rapport des français à l’islam ces derniers temps donne l’impression de déplacer la priorité des français en sur-dimensionnant certains débats et en nous éloignant des questions sociales.

D’ailleurs les sondages peuvent être porteurs du meilleur comme du pire

Cette volonté de droitisation découle d’une offensive écologique des forces dominantes car dans la réalité il y a des idées fortes pour la gauche que se réapproprie l’opinion, l’exemple du retour de la nationalisation comme l’idée qui grandit du pilotage des politiques publiques, du partage des richesses

Il s’agit donc de faire grandir nos propositions alternatives sans renoncer sur les valeurs qui nous identifient, sans renoncer à mener la bataille sur notre conception de l’identité puisque dans cette tentative de détournement de l’opinion, persistent chez les électeurs du front de gauche et socialistes un clivage droite gauche, ils ont davantage confiance en l’avenir et se retrouvent pour demande plus de justice sociale, défendre les services publics, pour condamner l’Europe libérale.

pour refuser la stigmatisation des pauvres et des étrangers, et condamner le racisme et les discriminations

Il y a bien les bases possibles d’un rassemblement pour transformer l’actuel pessimisme en force d’espérance.

Nous savons que la pauvreté et le pessimisme ne conduisent pas spontanément à agir pour transformer la société et la responsabilité du Parti Communiste et du Front de Gauche est immense pour ouvrir une alternative de progrès, je parle de notre responsabilité pas seulement nationale mais à tous les niveaux d’intervention de notre parti

Oui nous avons raison de dire qu’il faut lutter contre toutes les divisions qu’elles opposent les salariés entre eux, les français aux immigrés, les jeunes aux vieux, les non musulmans aux musulmans, nous avons raison de dire qu’il faut lutter contre tous les préjugés et les idées reçues sur les fonctionnaires, les pauvres, les chômeurs, les immigrés, etc

Car cette droite dure théorise et exploite le nous et le eux, ceux qui ne sont pas comme nous, ceux qui ne pensent pas comme nous, ceux qui n’ont pas les mêmes objectifs, la même religion ; ceux qui ne sont pas comme nous, sont contre nous.

La nation ne peut intégrer des éléments extérieurs, hier c’était le juif, aujourd’hui c’est le musulman.

Comment dépasser l’opposition entre ce « nous » et les « autres » pour rentrer dans la normalité d’un nous global qui rassemble sur la base de convergences d’intérêts et des rapports de classe.

Nous voulons construire un nous global car nous voulons une révolution citoyenne pour gagner le changement en favorisant l’intervention à tous les niveaux, local, national, européen pour faire sauter le verrou de l’Europe Libérale.

Si ce congrès est en quelque sorte le bilan d’étape de la 1ère saison du Front de Gauche, il est aussi le moment pour affiner notre positionnement dans le débat politique national au moment où nous sommes accusés de mener sous couvert d’austérité une campagne contre le gouvernement, alors que des menaces sont clairement énoncées sur la constitution des listes d’union aux élections municipales si nous continuons à ne pas voter les lois au sénat ou à l’assemblée.(4 lois votées sur 9)

Très majoritairement les camarades apprécient notre positionnement dans le débat national et sont satisfaits de la façon dont nous prenons les choses depuis notre refus de participer au Gouvernement, opposition majorité ?

L’évolution de notre vocabulaire marque une maturité en cours pour faire percevoir notre positionnement

Nous faisons partie de la majorité des français qui se sont prononcés pour un changement, nous sommes les 4 millions qui ont fait basculer la France à gauche.

Nous ne sommes pas dans l’opposition mais dans la démarche d’une force autonome constructive

Un front de gauche au cœur de la gauche qui parvient à rassembler lagauche radicale pas dans un sens extrême mais dans le sens que la radicalité, c’ests’attaquer à la racine des problèmes :

Nous refusons de rester figés sur le rapport de forces issu des urnes l’an dernier : nous avons la volonté de peser dans le débat du moment et de travailler à modifier durablement le rapport de forces au sein de la gauche. Le Gouvernement roule à contre sensalors que comme le disait Pierre Laurent à Metz, il faudrait prendre la voie de gauche et accélérer.

Un front de gauche au cœur de la gauche car notre objectif est un rassemblement majoritaire car nous voulons faire preuve de pédagogie et accompagner ainsi la réflexion des électeurs socialistes et écologistes sur le contenu que devrait prendre une vraie politique de gauche et les gagner à nos propositions, à l’engagement et à l’action.

Cette exigence de porter comme jamais le débat sur les contenus est largement partagée mais en même temps de nombreux camarades craignent de ne pas être à la hauteur dans leurs rapports avec les gens, besoin d’éducation populaire fortement exprimé, de soirées d’étude sur les grandes questions comme l’Europe ou les questions économiques.

Alors oui plus exigeants sur les contenus et avec la ferme intention de ne pas céder aux menaces et aux chantages des socialistes qui voudraient nous faire rentrer dans le rang ou diviser le Front de Gauche.

Quand on nous reproche de voter avec la droite, il ne s’agit pas de parler de l’étiquette que nous mettons sur la boîte mais du contenu qu’il y a dans la boîte.

Quand le contenu n’est pas conforme on trompe les français, il s’agit donc bien de voter de vraies politiques de gauche

LorsqueCambadelis affirme que la gauche est plurielle mais avec des valeurs communes qui doivent la conduire à être unie pour les faire triompher c’est prendre le problème à l’envers : la gauche sera la gauche quand elle répondra aux besoins sociaux, à une meilleure répartition des richesses, à la sécurisation de l’emploi....

S’il est largement partagé la volonté d’écrire la saison 2 du Front de Gauche et de poursuivre dans la majorité des sections la démarche des assemblées citoyennes, des initiatives en préparation dans un grand nombre d’endroits dans le cadre de la campagne contre l’austérité il est par contre plus difficile de rentrer dans le débat des ateliers législatifs ou sur la proposition d’une « Coopérative », symbolique bien sûr car ce qui est en jeu c’est la mise en commun des apports, des expériences, des réflexions théoriques d’acteurs du mouvement social, associatif, intellectuel et culturel pour alimenter la recherche d’une nouvelle perspective, pour donner du sens à notre combat au-delà des batailles pour des changements immédiats.

Difficile de débattre de cette proposition alors que dans le même temps le souhait a été exprimé que nous travaillons à la visibilité de notre projet de société.

Pour ma part à la notion symbolique de coopérateurs j’y ajouterai la notion de producteurs, producteurs coopérateurs pour produire ensemble de la pensée nouvelle et de la réflexion sur la transformation sociale.

En conclusion, pour apprécier où nous en sommes, partons de là où vient, je ne parlerai pas du 35ème congrès pas de vrai débat d’orientation en juin 2010 élection du secrétaire national mais des conditions du débat politique en 2008 à notre 34è congrès

Après le score catastrophique de notre parti à la présidentielle en 2007, ce qui était posé c’était la persistance dans le débat politique d’un courant se revendiquant de la transformation sociale avec la crainte pour nombre d’entre nous de voir disparaitre le parti communiste

A fortiori lorsque nous avons décidé majoritairement à ce congrès d’en appeler à la construction d’un front progressiste à l’image de ce qui s’était réalisé en 2005 lors de la bataille unitaire contre le traité constitutionnel européen.

Coaliser celles et ceux qui se revendiquaient de la pensée marxiste, de l’écologie anticapitaliste, des keynésiens de gauche ou d’autres courants alternatifs.

La preuve est faite que le front de gauche existe sans faire disparaitre le parti puisqu’au contraire il se renforce et que nous nous situons dans une perspective de reconquête.

Des camarades sont encore réticents aux assemblées citoyennes pensant qu’il faut rassembler autour du parti, mais l’avis majoritaire est de créer les conditions du rassemblement et de son élargissement dansun démarche de co-élaboration.

Nous vérifions que notre parti change sans se renier et que nous sommes d’autant mieux communistes lorsque nous sommes de plein pied dans le rassemblement, nos

résultats électoraux, le nombre d’adhésions, témoignent de la validité de nos choix qui nous placent désormais dans une phase de reconquête et qui pose la qualité de notre action militante en direction des nouveaux adhérents et de nos actions régulières dans les quartiers populaires, en direction desjeunes et des salariés dans les entreprises, questions qui posent concrètement notre priorités pour le PCF.

Je conclurai sur les propos de Pierre Laurent : « ...il ne s’agit pas de proposer le paradis sur terre, mais entre l’enfer capitaliste et un paradis imaginaire, il y a un chemin et ce chemin c’est celui qui remet l’humain au centre de la société et de son développement........ » et qui nous invite à entrer dans un communisme de nouvelle génération !

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Congrès départemental – 36ème congrès du PCF  1er et 2 février 2013  Introduction de Fabienne HALOUI

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