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Secrétaire fédérale: 

Fabienne HALOUI 

Secrétaire administrative: 

Aimée NANIA VALENTI

L'AGENDA DU PROGRES



 

Refondation de l'école: invitation du groupe "éducation" du Front de Gauche

 
 

 

Invitation du groupe "éducation" du Front de Gauche pour une initiative nationale le 30 janvier prochain de 17h à 20h

Madame, Monsieur, cher-e ami-e,

François Hollande avait dans la campagne électorale annoncé une grande réforme de l’éducationLa loi sur la refondation de l’école, dont le projet est maintenant connu, suscite beaucoup d’interrogations voire d’inquiétude dans le monde de l’éducation.

Bien-sûr, le Front de Gauche ne peut qu’approuver la réouverture des perspectives en matière de création de postes, de scolarisation précoce et d’annonce de la remise en chantier de la formation des enseignants. Mais qu’en est-il des objectifs que se donne le pays pour préparer à une société où l’humain primerait sur la finance? Quels savoirs transmettre aux futurs citoyens et aux futurs travailleurs ? Peut-on se contenter d'en rester à une scolarité obligatoire à 16 ans? Comment faire progresser le niveau des apprentissages premiers, condition essentielle pour une scolarité réussie? Comment  assurer une véritable égalité des conditions d’enseignement sur l’ensemble du territoire? Comment  défendre le service public face aux ravages de l’enseignement privé en France?

De tout cela, pas un mot, ou presque. Le projet s’inscrit d’emblée dans l’idéologie de l’égalité des chances, de l’existence d’aptitudes individuelles. L’individualisation y reste la règle dont on sait qu’elle profite toujours aux mêmes!

La première exigence portée par le Front de Gauche pour une véritable transformation de l’école est au contraire la reconnaissance de la capacité de tous à réussir en s’en donnant les moyens. L’austérité imposée par François Hollande est décidément incompatible avec toute idée d’une refondation égalitaire de notre système d’enseignement.

Pour marquer le débat sur la loi de refondation de l’école qui va débuter en janvier par l’avis du CESE le 16 janvier, puis l’adoption en conseil des ministres, le groupe Education du Front de Gauche organise une initiative de caractère national le mercredi 30 janvier 2013 de 17h à 20h.

Le groupe Education Front de Gauche souhaite donc que le 30 janvier, au moment même où le gouvernement va vendre médiatiquement une « refondation » de l’école en deçà des besoins de la nation et qu’il prépare un nouvel acte de décentralisation très inquiétant, les chercheurs de l’éducation, les personnels d’éducation, les parents, les élus, les jeunes s’invitent dans le débat, confrontent leurs points de vue  au regard des ruptures indispensables à mettre en uvre en matière d’éducation pour aller vers l’école de l’égalité.

Cette initiative du 30 janvier aura lieu aura lieu dans une salle en proche banlieue parisienne accéssible facilement en métro, nous vous communiquerons début janvier l’adresse précise. Elle débutera à 17h par un débat de deux heures précédé de quatre courtes interventions.

La loi d’orientation, la culture commune, la réponse aux inégalités, l’éducation prioritaire, les missions du service public, la formation des enseignants, le budget et l’austérité : autant de questions qui seront abordées au cours de cet échange.

De 19h à 20h, Pierre LAURENT secrétaire national du PCF et Jean-Luc MELENCHON co-président du PG (sous réserve) interviendront et présenteront les exigences du Front de Gauche.

L’intérêt que vous portez aux questions d’éducation, la présence de chercheurs de l’éducation, d’enseignants, de parents, d’élus, de jeunes, le calendrier d’examen de la loi de « refondation »de l’école et l’acte III de décentralisation donnent à cette rencontre du 30 janvier 2013 un caractère inédit qui  sera, nous n’en doutons, pas un événement.

Nous vous invitons donc à réserver dès maintenant votre soirée du 30 janvier 2013.

Cordialement, 

 

 

Construisons l'école de l'égalité ! 12 propositions du Front de Gauche pour refonder une politique nationale d'éducation.

1. Tous capables ! Parce que les différences entre les élèves ne sont pas naturelles mais socialement construites, que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif.

2. L'urgence: un plan de lutte contre les inégalités. L’égalité scolaire implique la gratuité réelle des études pour tous. Des critères nationaux devront être (re)pensés et mis en œuvre pour mettre en place l'école de l'égalité quelles que soient les ressources des collectivités locales. Ainsi, les fonds sociaux et d'aide à la restauration seront rétablis à la hauteur des besoins. Des postes d'assistants sociaux scolaires seront créés. Nous mettrons en place des observatoires des inégalités rassemblant dans les territoires des élus, des parents, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale et des élèves à partir du collège ainsi que des personnalités associées.
 
3. Un service public d'éducation national, pour garantir un même accès à l'éducation sur tout le territoire en éradiquant les logiques de concurrence qui sabordent notre système éducatif. Nous en finirons avec les politique d'autonomie libérale et mettrons un terme à la politique ségrégative de Nicolas Sarkozy en matière de carte scolaire en faisant primer l'intérêt général. Une  sectorisation repensée sera mise en place fondée sur de nouveaux redécoupages, fidèle aux réalités locales, concertée avec tous les acteurs des territoires et encadrée par des observations locaux de la mixité sociale.
 
4. À formation commune, qualification égale. Nous garantirons le droit à une qualification égale pour ceux qui ont suivi une même formation : défense du cadre national des diplômes, validation de toutes les années d’étude dans les conventions collectives.

5. Construire une culture commune ambitieuse. Le commun est porté par des valeurs laïques, les mêmes contenus de savoirs pour tous et par les modalités d’apprentissages, qui privilégient l’apprendre ensemble, l’exercice de la pensée et l’autonomie intellectuelle. Les mêmes programmes doivent être enseignés à tous jusqu'à la fin du collège pour que l'orientation dans les différentes voies du lycée, générale, professionnelle ou technologique, soit un vrai choix. Nous développerons les passerelles entre les voies. L'investissement de l'État dans l'enseignement professionnel sera augmenté de 50 % pour que les enseignements techniques professionnels et généraux soient d'égale qualité. Parce qu'il faut du temps pour apprendre à tous des savoirs plus complexes, la scolarité obligatoire sera portée à 18 ans.
 
6. Défendre et transformer l'école maternelle. L’école maternelle sera obligatoire à partir de 3 ans, accessible dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent. Réduction des effectifs et refonte des programmes permettront à tous les enfants, en particulier ceux issus des classes populaires, de devenir élèves.
 
7. Refonder l'école sur le modèle de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre. Les programmes et l'ensemble de l'école devront être refondés sur le modèle de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre les savoirs scolaires afin de réduire l’échec scolaire, de donner à tous les clefs pour entrer dans les apprentissages scolaires, s’émanciper, et ce sur tous les champs de la connaissance. Le service public d'éducation nationale devra prendre en charge tous les apprentissages nécessaires pour réussir à l'école : il faut en finir avec la délégation aux familles, aux collectivités locales ou aux cours privés. L'école doit se faire à l'école.

8. Redonner sens au métier d’enseignant est une priorité. Une nouvelle réforme de la formation des enseignants articulera formation de haut niveau dans la ou les disciplines à enseigner, formation professionnelle et ouverture à la recherche et s'appuiera sur des pré-recrutements. Nous soutiendrons la relance de la recherche en éducation, la formation continue et la création de temps d’échanges pédagogiques, de réflexion et d’élaboration dans les établissements. Nous renégocierons les règles de gestion pour en supprimer tout arbitraire. Le statut de fonctionnaire d'État, garantie de la liberté pédagogique et de l'égale qualité du service public sur tout le territoire, sera renforcé. Il ne saurait être question d'accroître la charge de travail des enseignants ou de diversifier leurs tâches.

9. Tous les parents ont leur place à l'école. Nous créerons un statut de représentant de parents d’élèves pour permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements. Des temps et des lieux aménagés pour les rencontres avec l’équipe éducative devront être mis en place.

10. Associations éducatives et pédagogiques laïques partenaires de l'école publique (associations complémentaires de l'école, mouvements pédagogiques et d'éducation populaire). Ces associations ont toujours agi avec, dans et autour de l’école. Elles contribuent à la promouvoir, à la rendre plus démocratique et font vivre les valeurs de laïcité et d’éducabilité de tous. Nous proposons de pérenniser leurs financements et promouvoir leur action.

11. La politique d'éducation doit aussi s'adresser aux jeunes en voie de délinquance ou de déscolarisation. Nous privilégierons la prévention et nous abolirons les lois sécuritaires dérogeant aux principes de l’ordonnance de 1945. Nous travaillerons à la protection des jeunes en créant des structures d’accueil et en formant des personnels éducatifs et judiciaires. Les collectivités locales doivent retrouver les moyens pour aider les travailleurs sociaux et les familles qui demandent l'aide éducative à domicile pour les mineurs comme pour les jeunes majeurs.

12. Dépenser pour l'école, c'est investir dans l'avenir. Nous stopperons les suppressions de postes et engagerons un plan de recrutement dans l'Éducation nationale sous statut de la Fonction publique d’État rétablissant, notamment, tous les postes supprimés depuis 2007. Dans l'immédiat, nous proposons de porter la part du budget de l’état consacré à l’éducation de 5,6% à 7% du PIB.

 

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